dimanche 5 février 2012

Un rapport très attendu de la CTC sur la Province Sud


La Chambre Territoriale des Comptes est en train de finaliser son rapport sur l'état des finances de la Province Sud.

Le rapport fera apparaitre que la Province Sud est en difficultés financières du fait de son incapacité à dégager de l'épargne pour honorer sa dette et donc a fortiori pour contracter de nouveaux emprunts.
 
Par ailleurs il faut savoir que la Province Sud a donné sa garantie pour les dettes que porte la SECAL sur l'opération Dumbéa sur Mer dont on s'attend à ce qu'elle génère une perte qui pourrait être de deux milliards.
 
La situation de notre collectivité est donc très mauvaise, partie du fait d'une explosion des charges sous la mandature Gomès, partie du fait de l'opposition des indépendantistes a réviser la clé de répartition, malgré le cadeau du drapeau qui n'a donc débouché sur aucune contrepartie.

Si le Rump n'est pas en mesure d'obtenir cet effort de ses partenaires de la coalition, il devra voter des nouvelles taxes provinciales dans le Sud, alors même que le Sud supporte déjà l'essentiel de l'effort fiscal, avec par exemple 90% de l'Impôt sur le revenu (contre 8% dans le Nord et 2% dans les Iles)

dimanche 22 janvier 2012

Communiqué du 17 décembre contre l'enseignement obligatoire des langues vernaculaires

Dans un article des Nouvelles de ce samedi (17/12/2011), l'UGPE déclare: "tout élève appelé à être citoyen de ce pays doit maîtriser le Français et au moins une langue Kanak".
 
Par ces propos l'UGPE, association de parents d'élève à caractère ethnique connue pour son extrême politisation pro-indépendantiste vise à instrumentaliser l.'enseignement de nos enfants pour imposer une idéologie nationaliste kanak.
 
Le Français étant la seule langue véhiculaire de Nouvelle-Calédonie, y compris au sein du monde mélanésien, l'imposition d'une langue kanak obligatoire, sans intérêt pratique pour les non-kanaks, constitue de toute évidence une mesure discriminatoire et arbitraire.
 
Le MRC dénonce et condamne fermement cette déclaration de l'UGPE et attend des autorités de notre pays qu'elles se prononcent sans ambiguîté en faveur de la neutralité politique de l'école calédonienne.

lundi 9 janvier 2012

La TGA oui, mais pour servir quelle politique ?


 
 
Le Congrès a voté la TGA.
Une réforme débattue longuement pendant la campagne des provinciales 2009, et un thème de polémique entre la FINC et le Rump à l'époque.
Sur le principe, toutes les économies modernes ont évolué vers la fiscalité indirecte. Notre système de taxes à l'importation est lui notoirement archaïque et contraire aux dispositions de l'OMC.
A un proche de la FINC qui demandait ce que nous pensions de la TGA, j'ai répondu que les arguments catastrophiques avancés par ce lobby ne parlent pas aux calédoniens moyens. Sans exemple concret crédible on ne peut pas comprendre ce que cela va entraîner comme conséquences.

...
la TVA en soi n'est qu'un outil. Ce qui est bien ou mal c'est la politique fiscale qu'elle sert.

Même un public averti des questions économiques ne comprend pas si en pratique cette TGA (et pourquoi donc ne pas l'avoir appelée TVA ? Quel besoin de compliquer les choses ?) sera réellement une bonne chose. Car on voit bien qu'à empiler les mesures sans financement pérenne (minimum vieillesse ou billets subventionnés pour les Iles) la coalition au pouvoir est tentée d'empiler les couches fiscales.
Et on risque bien de se retrouver avec une TGA ET des taxes à l'importation.
La déclaration du groupe RUMP au Congrès qui déclare que "l'augmentation des moyens de la DAE pour contrôler les prix les rassure", montre qu'on a en fait de bonnes raisons de ne pas être rassurés du tout.
Le contrôle parfait des prix est un fantasme de politiques qui ne parait pas très crédible non plus dans notre pays où nous voyons chaque jour le décalage entre la théorie juridique et son application arbitraire sur le terrain, selon que l'on a des relations ou pas...

Quant aux indépendantistes, non contents de profiter sans vergogne d'une clé de répartition de plus en plus indéfendable, ils ne cachent plus leur intention d'augmenter la pression fiscale.
Le Sud non kanak et non indépendantiste n'a qu'à payer après tout ! Il assure déjà l'essentiel de l'effort fiscal. Sans doute "la dette coloniale inextinguible" de LKU.

Quelque part dans cette situation il y a une sorte de juste retour de bâton pour le monde des affaires.
C'est triste à dire, mais politiquement les Calédoniens sont trahis par leurs élites, politiques et économiques, devenus fort cyniques. Nombreux sont les nantis qui se font à l'idée de l'indépendance-association en pensant que cela voudra dire moins de charges sociales et plus d'argent.
La dérive actuelle qui consiste à désigner des professions boucs émissaires comme les pharmaciens,( puis demain qui ? les promoteurs ? les médecins ? les professions libérales ?) et à prendre les contribuables pour des vaches à lait, au lieu d'avoir une doctrine claire sur un optimum fiscal à ne pas dépasser pour favoriser la dynamique économique de long terme, va peut être enfin en faire réfléchir quelques uns sur l'importance de l'esprit de solidarité en politique....

mercredi 14 décembre 2011

Comment nous aborderons les législatives












Chers militants

J'ai proposé lors d'une interview en octobre dernier à l'hebdomadaire Demain un rapprochement entre le MRC et des forces ayant le même positionnement loyaliste mais critique vis-à-vis de la coalition Rump-AE-UC-PT.
Pour l'instant nous attendons des clarifications sur les intentions et la vision politique des uns et des autres.
Nous restons convaincus qu'un rassemblement des forces loyalistes sera nécessaire à terme au sein de ce que l'on pourrait qualifier de "Front Républicain".
Il le faudra pour aborder l'après-2014 avec des positions cohérentes pour ceux qui ne veulent ni de l'indépendance kanake socialiste, ni de l'indépendance-association qu'on voit se dessiner du côté de l'UMP.
Mais il ne nous est pas possible de nous engager avec qui que ce soit sans la certitude que nous partageons des principes communs.


Premier principe
Le maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la France. Nous ne voulons pas que la Nouvelle-Calédonie devienne un Etat Souverain. Nous sommes contre l'indépendance, et contre une indépendance maquillée sous la forme d'un Etat-associé. Car il faut que la République reste l'arbitre en dernier recours des conflits politiques ou sociaux qui surviendraient tôt ou tard en Nouvelle-Calédonie. Il faut qu'en cas de nouveaux conflits armés comme à Maré, la France puisse légitimement envoyer sa gendarmerie et sa justice. Il faut que, si demain dans ce pays nous avons une classe politique corrompue ou qui dérive vers la dictature, l'Etat Français puisse défendre la liberté des Calédoniens.
Nous voulons aussi rester Français parce qu'aujourd'hui notre passeport nous donne le droit de circuler dans tous les pays de l'OCDE alors que demain nous ne savons pas ce que deviendraient les citoyens d'un pays indépendant. Nous serions probablement traités comme les pays du Fer de lance, c'est-à-dire avec une liberté de circuler restreinte.
Le meilleur avenir possible pour la Nouvelle-Calédonie il est au sein de la République, sous la forme d'un statut de large autonomie qui reste à définir.


Deuxième principe
Le respect de l'Accord de Nouméa et du droit des Calédoniens à l'autodétermination, en leur posant clairement la question sur les compétences régaliennes. Oui, Il faut aller au référendum, et ceux qui disent aujourd'hui qu'ils empêcheront les Calédoniens de donner leur avis,ne respectent pas l'Accord de Nouméa et font le jeu des indépendantistes.
Nous ne sommes pas opposés à ce qu'il y ait une solution consensuelle avec un vote positif pour un statut qui serait le fruit d'une négociation entre loyalistes et indépendantistes, mais avant cela, si on ne veut pas se tromper sur le sens de ce vote, et si on ne veut pas nous laisser amener, par une escroquerie morale comme cela a été le cas pour le gel du corps électoral, à une indépendance maquillée, il faut que les Calédoniens aient eu l'occasion de dire très clairement s'ils veulent ou pas rester Français.


Troisième principe
Notre conception de la citoyenneté : Nous n'avons jamais été pour une citoyenneté fermée.
Nous nous battons depuis le début contre le gel du corps électoral qui est une infamie. Nous nous battons contre les discriminations parce que la place de la Nouvelle-Calédonie est dans la France, dans l'Europe, dans le monde libre.  Dans un monde où les hommes, les idées, les capitaux circulent.
La Nouvelle-Calédonie ne pourra pas rester un pays développé si on l'entraine sur le chemin du nationalisme ethnique kanak que veulent les indépendantistes. Elle deviendra un pays sous-développé, régressant socialement, un pays inégalitaire livré à la mondialisation aveugle et à la dictature.
Il y aura donc un moment, à la fin de l'Accord de Nouméa, si comme nous le souhaitons les calédoniens disent qu'ils veulent rester Français, où il faudra rouvrir la citoyenneté pour que les exclus retrouvent les droits qu'ils n'auraient jamais du perdre avec le dévoiement de l'Accord de Nouméa par le gel électoral.


Quatrième et dernier principe
Les Calédoniens exigent du changement. Il faut une vraie rénovation et une vraie moralisation de la vie politique.
Il faudra des engagements forts sur la transparence et la moralité de la gouvernance publique, comme cela est déjà le cas dans d'autres pays développés comme la Suède, le Canada ou la Nouvelle-Zélande par exemple.
Il faudra une exemplarité de la dépense publique et mettre un terme aux gaspillages clientélistes ou somptuaires que nous avons encore pu observer dernièrement, alors même que la Nouvelle-Calédonie a le devoir d’être financièrement responsable avec les transferts de compétences.
Cela passera aussi par un renouvellement des hommes. Il faut la montée en responsabilité d'une nouvelle génération pour ne plus laisser le pouvoir entre les seules mains des mêmes personnes depuis plus de trente ans.



Comme je l'ai déjà dit, nous n'avons pas prévu de présenter de candidat à l'élection législative de 2012, car nous sommes récents, nous avons un travail de construction à mener, et nous nous sommes fixés dès le départ comme objectif opérationnel les échéances électorales de 2014.

Mais notre vision de l'avenir politique de la Nouvelle-Calédonie est déjà extrêmement claire.

Nous savons exactement ce que nous voulons et ce que nous ne voulons pas.

Nous sommes donc aujourd’hui en mesure de participer à la campagne à venir en demandant aux différents candidats de se prononcer par écrit sur les principes politiques auxquels nous sommes attachés et que je vous ai exposés.

Notre contribution à cette élection va être essentielle car nous allons obliger chacun à clarifier ses positions et nous allons exprimer des préférences très nettes sur les candidats qui méritent le vote des Calédoniens.

Cordialement
Le Président du Mouvement
Philippe Blaise





mardi 13 décembre 2011

Lettre ouverte au sujet du drapeau FLNKS aux élections nationales



Prochainement vont se tenir des élections nationales qui débuteront par les présidentielles.

Interrogé sur la présence du drapeau indépendantiste, à la suite d'un simple voeu du Congrès local et donc de façon discrétionnaire, sur les frontons des principaux bureaux de vote que sont les mairies, le député RUMP Monsieur Gaël YANNO a répondu sur sa page Facebook :

"Il n'est pas prévu que le drapeau du FLNKS soit descendu pour les élections à venir. Je vous rappelle que c'est une reconnaissance par les partenaires de l'Accord de Nouméa des deux légitimités".

Or le code électoral interdit la présence sur les bureaux de vote (mairie en particulier) de signes politiques en période électorale, de plus il existe une jurisprudence de 2005 du conseil d’Etat qui relève que « le principe de neutralité des services publics s’oppose à ce que soient apposés sur les édifices publics des signes symbolisant la revendication d’opinions politiques, religieuses ou philosophiques ».

Enfin, le lever du drapeau indépendantiste n'a pas d'existence légale puisqu'aucun document officiel, tel qu'une circulaire, n'a été émis par l'Etat, validant le voeu du congrès initié par Monsieur Pierre FROGIER, alors député.

Si la présence de ce drapeau est maintenue en période électorale, cela pourra se traduire concrètement le jour du scrutin par la demande individuelle de chaque électeur auprès du responsable de son bureau de vote, de faire porter au "procès-verbal des opérations de vote", la présence d'un drapeau politique sur le fronton du bureau de vote, non conforme au code électoral et à la jurisprudence jointe en annexe.

Il appartiendra alors au conseil constitutionnel d'apprécier les requêtes individuelles et de statuer définitivement sur la présence de ce drapeau politique.
Indépendamment de la question de la présence temporaire du drapeau du FLNKS dans l'attente d'un drapeau conforme à l'Accord de Nouméa, nous demandons que ce drapeau soit mis en réserve durant les périodes électorales conformément au code électoral et à la jurisprudence de 2005 afin que la Nouvelle-Calédonie ne soit pas une zone de non-droit à l'égard des textes nationaux en vigueur et en conformité avec la Constitution Française.

Le Bureau Politique


ANNEXE

Conseil d'État N° 259806 
Publié au recueil Lebon 
Section du Contentieux M. Martin, président Mme Hélène Vestur, rapporteur M. Donnat, commissaire du gouvernement SCP MASSE-DESSEN, THOUVENIN, avocats 


Lecture du mercredi 27 juillet 2005 

REPUBLIQUE FRANCAISE AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS 

Vu la requête sommaire et le mémoire complémentaire, enregistrés les 27 août et 12 décembre 2003 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentés pour la COMMUNE DE SAINTE-ANNE, représentée par son maire en exercice, domicilié en cette qualité à l'Hôtel de Ville, Sainte-Anne (97227) ; la COMMUNE DE SAINTE-ANNE demande au Conseil d'Etat : 
1°) d'annuler l'arrêt en date du 24 juin 2003 par lequel la cour administrative d'appel de Bordeaux a rejeté son appel formé contre le jugement du 20 avril 1999 par lequel le tribunal administratif de Fort-de-France a annulé, à la demande du préfet de la Martinique, la délibération du 6 octobre 1995 du conseil municipal approuvant la pose d'un drapeau rouge, vert, noir sur le fronton de la mairie ; 
2°) statuant au fond, d'annuler ce jugement et de rejeter la demande présentée par le préfet de la Martinique devant le tribunal administratif ; 

Vu les autres pièces du dossier ; 
Vu la note en délibéré présentée le 11 mai 2005 pour la COMMUNE DE SAINTE-ANNE ; Vu la Constitution du 4 octobre 1958 ; 
Vu le code général des collectivités territoriales ; 
Vu le code de justice administrative ; 

Après avoir entendu en séance publique : 
- le rapport de Mme Hélène Vestur, Conseiller d'Etat, 
- les observations de la SCP Masse-Dessen, Thouvenin, avocat de la COMMUNE DE SAINTE-ANNE, 
- les conclusions de M. Francis Donnat, Commissaire du gouvernement ; 

Considérant qu'en se fondant, pour apprécier la légalité de la délibération du 6 octobre 1995 par laquelle le conseil municipal de la COMMUNE DE SAINTE-ANNE a approuvé la pose d'un drapeau rouge, vert, noir sur le fronton de la mairie, sur la circonstance que le principe de neutralité des services publics s'oppose à ce que soient apposés sur les édifices publics des signes symbolisant la revendication d'opinions politiques, religieuses ou philosophiques, la cour administrative d'appel de Bordeaux n'a commis aucune erreur de droit ; 

Considérant que la cour, en estimant que le drapeau rouge, vert et noir, s'il n'est pas l'emblème d'un parti politique déterminé, est le symbole d'une revendication politique exprimée par certains mouvements présents en Martinique, a porté sur les faits qui lui étaient soumis une appréciation exempte de dénaturation ; 

Considérant qu'il résulte de ce qui précède que la COMMUNE DE SAINTE-ANNE n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêt attaqué, qui est suffisamment motivé ; 

D E C I D E :
 -------------- 
Article 1er : La requête de la COMMUNE DE SAINTE-ANNE est rejetée. 
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la COMMUNE DE SAINTE-ANNE et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire.

mercredi 30 novembre 2011

Invitation de la section de Nouméa Sud

La section de Nouméa Sud invite tous les adhérents et sympathisants du MRC à une réunion militante élargie avec les membres du Bureau du MRC, 
 
Le mercredi 14 décembre à 18h00, chez Mme Lina Lèques,
au 7 rue Emile auTrianon
 
Stationnement conseillé à l’Ecole Risbec. Renseignements au 79.26.97
 
Attention : Il s’agira de notre dernière réunion publique avant les fêtes de fin d’année

lundi 21 novembre 2011

Réunion de la Section de Bourail

La section de Bourail organise une réunion ce vendredi 25 novembre à 18h00, chez son président, Philippe Niklazsewski.

Renseignements au 41.17.95