lundi 19 août 2013

Réponse à l'article de Calédosphère : Province Nord, l'Eldorado.

De Philippe Blaise
Réponse à l'article de Calédosphère :
Province Nord, l'Eldorado.
http://caledosphere.com/2013/08/14/province-nord-leldorado/

Le développement économique de la Province Nord a été porté ces dernières années par un projet industriel de 500 Milliards CFP, financé en très grande majorité par des fonds étrangers apportés par Xstrata, comme l'a dit leur DG qui reconnaissait que la participation de la SMSP est très très loin des 51%.

La phase de construction étant passée et la manne extérieure tarie, on constate que de nombreuses entreprises du Nord commencent à disparaître et des emplois avec. Cela était prévu et annoncé, mais cela montre aussi qu'il n'y a pas eu de tissu économique suffisamment développé depuis vingt ans à côté du seul projet VKP.

Donc on peut se poser la question de savoir pourquoi malgré la clé de rééquilibrage et les milliards déversés, il n'y a pas d'autres relais de croissance et pourquoi la côte Est par exemple est autant sous-développée. Que sont devenus les hectares redistribués par l'Adraf ? Pourquoi la production agricole a-t-elle baissé ?

La SOFINOR, société d'économie mixte de la Province Nord, qui porte toutes ses participations dans les filières dites de développement, a été auditée par la chambre territoriale des comptes en 2011, qui a révélé que toutes les filières sauf le Nickel (à l'époque) étaient structurellement déficitaires :
http://www.ccomptes.fr/Publications/Publications/SEM-SOFINOR-Nouvelle-Caledonie

Alors c'est très bien de faire du développement local mais pas à fonds perdus. La province Sud fournit 90% de l'impôt sur le revenu et sans doute une plus grande part des autres impôts.

Avec la clé de répartition nous envoyons 50% de l'argent dédié au fonctionnement des provinces dans le Nord (32%) et les Iles (18%).
Cet argent non seulement ne peut pas servir à financer des pertes, mais il doit surtout être investi.

En 2011, d'après les comptes administratifs des provinces, le Nord a eu 30 Milliards de recettes de fonctionnement pour 45.000 habitants, le Sud 45 Milliards pour 183.000 habitants. A ce tarif là ce n'est plus du rééquilibrage mais le Père Noël tous les jours de l'année ! 
Il est facile de dégager des excédents quand on est noyé sous le fric des autres.

Quand la Province Nord thésaurise une vingtaine de milliards, qu'elle dépose sur des comptes de l'Etat, c'est comme si cet argent partait en fumée, puisque pendant qu'il dort, il ne sert pas à faire tourner l'économie, à créer des emplois, à faire vivre le pays.

Dans "Le prix de l'inégalité" le prix nobel d'économie Joseph Stiglitz dénonce les effets pervers d'un point de vue macroéconomique de la montée des inégalités en expliquant que les riches thésaurisent, ou spéculent dans l'économie financière de casino, et ne consomment pas, alors que les classes moyennes et populaires font tourner l'économie en consommant et en créant des emplois. La Province Nord se comporte comme un capitaliste milliardaire qui nous dépouillerait de notre argent pour le mettre à dormir dans des coffres, contribuant ainsi au ralentissement économique.

L'argent de nos impôts doit servir le bien commun, participer à l'activité, pas servir de trophée de guerre ou de tribut payé par le Sud au Palika.

Bref où est la bonne gestion là dedans ?

Quant au modèle économique phare de la SMSP, qu'on arrête de nous raconter des sornettes et de nous cacher la vérité.

Si le projet KNS est industriellement un très beau projet, et un bel outil de rééquilibrage, ça ne veut pas dire pour autant qu'il est ultra-rentable et permet de raconter n'importe quoi sur la capacité de la SOFINOR à se substituer à la France.

La SLN a perdu 4 milliards en 2012, mais elle a eu le courage de publier son résultat comme chaque année.

Où sont les comptes de la SMSP ? Quand est-ce que la Province Nord va dévoiler la performance économique de son modèle économique ?

Avant de prétendre que les indépendantistes sont capables de compenser les 156 Milliards versés par l'Etat au titre de la solidarité nationale Française (et croyez bien que le lendemain de l'indépendance ce sera fini), qu'ils aient le courage de publier les compte

samedi 18 mai 2013

Liste des pays à décoloniser de l'ONU: une gigantesque hyprocrisie

Parlons du fameux Comité de Décolonisation de l'ONU !

Sont membres de ce comité l'Iran, la Chine, la Syrie, la Russie, Fidji, l'Indonésie ou encore le Venezuela.

http://www.un.org/fr/decolonization/members.shtml

Est-ce que ces pays ont des leçons de démocratie et de respect des peuples à nous donner à nous Français du Pacifique ?

La liste des territoires "non autonomes", ne comporte à part le sahara occidental occupé par le Maroc, que des territoires ultra marins de pays occidentaux: France, Grande Bretagne, Etats-Unis et Nouvelle-Zélande.

http://www.un.org/fr/decolonization/nonselfgovterritories.shtml

N'y figurent ni le Tibet occupé dans la violence par la Chine, ni la West Papua ou Timor Ouest colonisés par les indonésiens.

Si pour certains désinscrire la Nouvelle-Calédonie de cette liste est l'argument pour justifier des statuts de type Iles Cook qui nous feront glisser vers l'indépendance, alors nous pouvons avoir la conscience tranquille : Cette liste est une gigantesque hypocrisie.

mardi 30 avril 2013

L'alcool, fléau de la société Calédonienne.


Début décembre 2012, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie lançait[1] le plan "ISA" (Informer, Sensibiliser, Agir) contre les addictions et notamment l'alcool.

Comme le soulignait le reportage du Journal Télévisé de NC-1ère du dimanche 7 avril 2013, l'alcool est aujourd'hui un véritable fléau pour notre société.

On ne compte plus les Ivresses Publiques Manifestes (IPM) constatées chaque semaine, les agressions, les accidents de la route, les violences conjugales, etc. directement liés à l'alcool.

Quelques chiffres pour illustrer cette réalité :

- En 2010, 60 % des infractions pénales ont été commises en état d'ébriété avancée,
- La même année, dans 52% des accidents, l'alcool était la cause principale, la vitesse étant en 2ème position (46%)[2],
- En 2011, le coût des accidents corporels de la circulation routière était estimé à 14 milliards CFP[3] (62 morts en 2011 sur les routes Calédoniennes, soit comparativement 4 fois plus qu'en métropole),
- En 2012, une usine de bière locale a vu sa production augmenter de 40%, malgré la mise en place des mesures restrictives les mercredis après-midi et les week-ends.

L’alcool est un fléau sociétal qui détruit des familles et pèse trop lourdement sur les dépenses publiques. Il est donc urgent de le combattre par la mise en place de mesures efficaces et réalistes.
Nous ne pouvons que constater l'inefficacité des interdictions de vente d'alcool, toujours anticipées et/ou contournées par les personnes en addiction.

Au final, seul les administrés respectueux des lois sont pénalisés.

Nous avons accueilli favorablement la révision du plan "ISA" annoncée[4] le 9 janvier 2013, un mois après son lancement.


En effet, nous pensons que certaines mesures proposées ne seront pas efficaces, ou impossibles à mettre en pratique, comme l'obligation de caisse spéciale de vente dans les magasins ou encore la mise en place de quota par acheteur.


Plutôt qu'une fermeture d'alcool les mercredis après-midi pour lutter contre l'alcoolémie juvénile, il y a lieu de commencer par mettre en application les mesures[5] déjà existantes, comme l’interdiction de vente d’alcool aux mineurs en exigeant la présentation d'une pièce d'identité.

Il faut également sanctionner de façon dissuasive les contrevenants :

Le paiement des amendes par saisie des allocations familiales aux parents dont les enfants ont été interpellés plusieurs fois alcoolisés ou en possession d’alcool.

Des amendes plus lourdes et le retrait temporaire de l'autorisation de vendre de l'alcool au commerçant fautif, ou encore la fermeture administrative temporaire.

La saisie des véhicules « magasins » et des amendes lourdes pour les vendeurs illégaux sur la voie publique.



Une actualisation de l'article 19 de la délibération 6 du Congrès du 21 décembre 1995 permettra d'interdire plus efficacement la consommation d'alcool dans certains lieux publics, comme les plages, les parcs pour enfants, la voie publique.

Ce texte ne prévoit aujourd’hui que des amendes de première classe qui sont insuffisantes.

La saisie et la destruction des boissons ne sont prévues que pour les cas de mineurs et de personnes en ivresse publique, mais pas pour les simples consommateurs.

Dans les faits, ce texte ne permet pas aux forces de l’ordre d’exercer une action de prévention salutaire.

Il est  urgent de rendre aux forces de Police et de Gendarmerie l’autorité nécessaire, avec des textes adaptés aux enjeux, et les moyens tant humains que matériels pour pouvoir les appliquer.


[1] http://www.lnc.nc/article/pays/revolution-contre-l-alcool
[2]http://www.dittt.gouv.nc/portal/page/portal/dittt/securite_routiere/bilans_accidentologiques1/Barom%E8tre%202010%20V24082011.pdf
[3] http://www.dittt.gouv.nc/portal/page/portal/dittt/securite_routiere/actualites_sr1
[4] http://www.lnc.nc/article/pays/isa-choquera-plus-tard
[5] JONC de 22 décembre 1995, p. 3926 & 3927.

Le modèle des Iles Cook, toboggan du Rump vers l'Etat associé et l'indépendance


Le RUMP a diffusé une vidéo qui tente de rassurer les Calédoniens sur la vision prophétique de Pierre Frogier.

http://www.youtube.com/watch?v=Mo8jEpbCejM

Dans cette vidéo, le Rump écarte l'idée d'un Etat associé, et pourtant en même temps l'exemple qu'il cite c'est celui des Iles Cook, qui est un toboggan vers l'indépendance.

Les Iles Cook sont un "Etat".

Il ne s'agit certes pas d'un "Etat" souverain reconnu par l'ONU, contrairement aux états associés aux USA que sont les Iles Marshall, Palau, et la Micronésie. Les habitants des Iles Cook ont un passeport néo-zélandais.

Le problème avec cette solution, c'est qu'elle n'est pas pertinente pour la Nouvelle-Calédonie.

Si la tradition politique anglo-saxonne est familière des fédérations d'états, comme aux USA, au Canada, ou bien plus près de nous en Australie, ce n'est pas le cas en France, où la constitution n'est pas faite pour cela.

La raison en est simple: les fédérations d'Etats Anglo-Saxonnes, ou autres, sont constituées dès le départ entre des parties de tailles équivalentes ou suffisamment nombreuses pour permettre la coexistence de parlements locaux et d'un parlement fédéral.

Modifier la Constitution Française a posteriori pour la faire passer d’une France Une et Indivisible à une fédération, c’est l'alourdir pour faire coexister un Etat de 250.000 habitants avec un Etat de 65 millions, ce qui n'a aucun sens. 
On n'imagine pas un parlement fédéral ou une constitution fédérale Française avec les conséquences que cela aurait sur toute l’architecture politique Française uniquement pour satisfaire moins de 100.000 indépendantistes.

Nous n'obtiendrons jamais, si nous prenons ce chemin, un dispositif fédéral permettant de sécuriser durablement la relation avec la France.

La libre cession des compétences régaliennes à la France, comme le propose Frogier, aura en fait pour résultat une simple et fragile convention de délégation des compétences régaliennes à la France, révocable à tout moment par chacune des parties. 
Soit à l'initiative d'une opinion Française lassée du boulet Calédonien à force d'incidents, soit à l'initiative d'un gouvernement local nationaliste, tirant prétexte d’un quelconque conflit avec Paris.

Compte tenu de la richesse en Nickel de la Nouvelle-Calédonie et de sa taille il sera profitable pour les nationalistes locaux de tout faire pour déstabiliser la relation désormais ténue avec la France, pour lui donner prétexte à rompre sa convention de 
délégation des compétences régaliennes.

Il suffira pour cela de quelques troubles savamment organisés et nous savons que cette menace est déjà présente.

Rentrer dans cette logique c'est donc prendre une trajectoire de sortie de la République à très court terme, car en se proclamant Etat, on adresse à la France le mauvais message ; celui que la Nouvelle-Calédonie veut voler de ses propres ailes et que la France est fondée à s'en éloigner petit à petit, en n'assumant qu'une mission de protectorat, et en n'étant plus tenue par la notion de solidarité nationale, préparant ainsi les esprits à un lâchage futur, devenu bien plus simple à exécuter.

Le projet du Rump est une vue de l'esprit, une utopie criminelle car trompeuse, qui ne tient pas compte des ambitions nationalistes locales et qui nous mènera à l'indépendance à petit feu, sur un horizon de 5 à 10 ans.

L'exemple des Iles Cook n'est tout simplement pas pertinent.

Si les Iles Cook sont associées avec la Nouvelle-Zélande, c'est parce qu'elles sont un micro-état de 11.000 habitants, soit moins que les Iles Loyauté.

A part un peu de tourisme et surtout une activité de paradis fiscal, les Iles Cook ne sont pas viables économiquement et vivent sous perfusion financière de l'Etat Néo-Zélandais.
Les Iles Cook sont obligées par nécessité de rester dans cette relation bancale avec la Nouvelle-Zélande, car elles ne sont finalement qu'une sorte de grosse réserve ethnique pour une population qui sinon vivrait dans la misère.

Mais la Nouvelle-Calédonie, elle, par sa taille, et la ressource très convoitée du Nickel, pourrait sans difficulté se détacher et ainsi profiter à une classe politico-affairiste parasite, acoquinée avec des intérêts étrangers, et prête à sacrifier sans aucun scrupule le niveau de vie des populations, sous le masque de la « décolonisation ».
Une telle stratégie n'est d'ailleurs pas forcément le monopole du camp indépendantiste et on doit très sérieusement s'inquiéter des discours parfois ambigus des uns et des autres sur la "souveraineté économique" de la Calédonie.
L'émancipation de la Nouvelle-Calédonie aiguise les appétits de pouvoir de ceux qui s'imagineraient bien diriger une sorte de république bananière sous simple protectorat militaire Français, mais sans droit de regard de la République sur leurs agissements.

Nous ne voulons pas de cet avenir de misère et de dictature pour notre pays.

Nous voulons le meilleur avenir possible pour nos familles, et nous savons que ce meilleur avenir possible, c'est la France seule qui nous le garantit.

Nous ne devons donc pas accepter les fausses bonnes solutions mensongères proposées par ceux qui ont perdu le soutien des Calédoniens, car à force de revirements, de reniements, de faiblesse, de lâcheté et de compromissions avec les indépendantistes, ils ont démontré par leurs actes que leur parole ne mérite plus notre confiance.

vendredi 8 mars 2013

Cumul illégal de mandats pour le Président du Gouvernement ?


La moralisation de la vie politique en Nouvelle-Calédonie est un des piliers du programme du Mouvement Républicain Calédonien.

Nous sommes favorables au non-cumul des mandats et accueillons très positivement le vote du congrès du 6 mars dernier pour l'application locale des dernières lois métropolitaines en la matière[1].

Mais alors que ce vote a fait l'unanimité au Congrès, le MRC s'étonne que les textes déjà en vigueur ne soient pas appliqués. 

Ainsi, l'article 112 de la loi organique n° 99-209[2] du 19 mars 1999 précise que : "[…] Pour l'application de l'ensemble des dispositions législatives limitant le cumul des fonctions et mandats électifs, les fonctions de président du gouvernement sont assimilées à celles de président de conseil général".

Or, dans l'article Article L122-4-1 du code des communes il est indiqué
Les fonctions de maire sont incompatibles avec l'exercice d'une des fonctions électives suivantes : président du gouvernement de la Polynésie française, président d'un conseil régional, président d'un conseil général.

L'actuel président du gouvernement se trouverait ainsi en situation de cumul illégal de mandats depuis son élection en mars 2011.

Le Mouvement Républicain Calédonien attend donc que les textes régissant le fonctionnement de nos institutions, et spécialement celui concernant le cumul des mandats, soient appliqués avec rigueur et détermination. 

Le MRC considère qu’au-delà de la stricte application législative, il en va de la confiance des Calédoniens vis-à-vis d’une classe politique dont l’image de probité est trop souvent ternie.




[3]www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idSectionTA=LEGISCTA000006164297&cidTexte=LEGITEXT000006070300&dateTexte=20080505


Le Bureau.

lundi 4 mars 2013

Communiqué du MRC : réponse aux revendications du FLNKS concernant les exclus de la liste spéciale






Le FLNKS s’est exprimé pour déplorer que de nombreux électeurs kanaks ne soient pas inscrits sur la liste spéciale et donc se retrouvent privés de vote aux élections provinciales.
 
Le Mouvement Républicain Calédonien tient à souligner que cette situation est le résultat du jusqu’au-boutisme du FLNKS lui-même, lorsqu’il a réclamé le gel du corps électoral et entrainé l’application de critères restrictifs pour être inscrit sur la liste spéciale.
 
Nous rappelons que si la notion de citoyenneté glissante au bout de dix ans, telle qu'elle avait été approuvée par le peuple lors du référendum de 1998 sur l’Accord de Nouméa, avait été respectée, cette situation n’aurait pas existé.
 

Par ailleurs le MRC dénonce le discours ostensiblement racial du FLNKS qui ne parle pas de l’ensemble des natifs de Nouvelle-Calédonie exclus dans le système actuel, mais des seuls kanaks.
 
En effet la notion de citoyenneté ne fait pas de différence entre les ethnies : elle doit bénéficier à tous les Calédoniens sans exception.
 
Les droits attachés à la citoyenneté ne peuvent pas être fondés sur des critères ethniques, sous peine de violer les principes des droits de l’Homme.
 
Ce réflexe ethnique du FLNKS, au moment où le RDO s’interroge sur la place des Wallisiens dans le projet indépendantiste, trahit encore une fois son incapacité à porter avec sincérité et ouverture un véritable avenir commun, où tous les Calédoniens seraient égaux.
 

Le MRC rappelle qu’il a toujours soutenu une citoyenneté glissante et ouverte à tous, conformément au texte de l’Accord de Nouméa voté par les Calédoniens.
 
 
Le Bureau.

vendredi 22 février 2013

Le scandale de la clé de répartition :



La Province Nord affiche dans son compte administratif 2011 29,520 Milliards de recettes de fonctionnement pour 45.000 habitants (ISEE 2009), soit 656 KF par habitant

La Province Sud elle ne reçoit que 44,680 Milliards de recettes de fonctionnement pour 183.000 habitants, soit 244 KF par habitant.

La Province Nord reçoit donc 2,7 fois plus d'argent par habitant. 

A cause de cette clé de répartition qui est inadaptée à la géographie des besoins sociaux, la Province Sud est structurellement en déficit et la Province Nord elle reçoit tellement d'argent qu'elle n'arrive pas à tout dépenser.

Il suffirait de plafonner cet écart à un coefficient de 2 par exemple pour redonner à la Province Sud les moyens de servir les 75% des Calédoniens qui y vivent.