vendredi 22 février 2013

Le scandale de la clé de répartition :



La Province Nord affiche dans son compte administratif 2011 29,520 Milliards de recettes de fonctionnement pour 45.000 habitants (ISEE 2009), soit 656 KF par habitant

La Province Sud elle ne reçoit que 44,680 Milliards de recettes de fonctionnement pour 183.000 habitants, soit 244 KF par habitant.

La Province Nord reçoit donc 2,7 fois plus d'argent par habitant. 

A cause de cette clé de répartition qui est inadaptée à la géographie des besoins sociaux, la Province Sud est structurellement en déficit et la Province Nord elle reçoit tellement d'argent qu'elle n'arrive pas à tout dépenser.

Il suffirait de plafonner cet écart à un coefficient de 2 par exemple pour redonner à la Province Sud les moyens de servir les 75% des Calédoniens qui y vivent.

mercredi 20 février 2013

Le MRC pour la transparence des dépenses publiques


Au Canada, la transparence prend la forme de la "divulgation proactive" consistant à mettre en ligne les notes de frais, les contrats ou encore les subventions de chaque organisme du Gouvernement.

http://www.tbs-sct.gc.ca/pd-dp/index-fra.asp



La Norvège est un pays exemplaire en termes de contrôle des dépenses du Gouvernement :






Autre pays modèle : la Suède où les notes de frais des élus et membres du Gouvernement sont accessibles sans conditions aux simples citoyens



En Nouvelle-Calédonie, l'information est cachée. Les Provinces par exemple ne publient pas en ligne leurs budgets complets, ni leurs comptes administratifs (qui est le budget réalisé vérifié par le comptable de l'Etat)


La mise en ligne des informations sur les comptes, les dépenses, les contrats, les subventions de nos collectivités est une mesure simple et efficace pour faire rentrer la Nouvelle-Calédonie dans l'âge de la transparence.



mardi 12 février 2013

Les conditions de l’Unité du camp loyaliste

Face aux déclarations de l'UC avec son Top 2014 et l'appel à la création d'un bloc nationaliste, le temps n'est plus aujourd'hui aux hésitations.

Nous devons, nous loyalistes, nous mobiliser pour que ce soit bien une majorité loyaliste la plus confortable possible qui sorte des élections territoriales de mai 2014, qui désigneront nos élus aux trois provinces et leurs membres au Congrès de la Nouvelle Calédonie.

Dans les Iles et le Nord la division des listes loyalistes en 2009 et 2010 nous a fait perdre des sièges qu'il faut à tout prix reconquérir.

Dans ces deux provinces la division nous a empêché de réaliser notre potentiel démocratique.

Seule une liste unitaire peut en 2014 nous permettre de retrouver ces sièges.

Quels que soient les efforts requis, les partis loyalistes doivent constituer une seule et même liste.

Dans le Sud les jeux sont plus ouverts.

La barre légale de 5% des inscrits sera la ligne de vie et de mort pour chaque liste. En dessous de 5%, soit environ 5000 voix, les voix seront perdues. Au dessus elles participeront à la répartition des sièges à la Province Sud.

Après l'élection elle-même se posera la question de l'unité du camp loyaliste au Congrès

Les Calédoniens veulent que le camp loyaliste soit uni pour défendre leur aspiration à rester Français.
Les Calédoniens veulent que notre pays soit dirigé par une majorité reflétant la majorité des électeurs et non des alliances contre nature.

Mais ils ne veulent pas d’un retour à la dictature d’un parti unique à droite.

L’unité des loyalistes pour gérer efficacement 2014 et rassurer les calédoniens ne passera pas par la soumission des sensibilités loyalistes aux caprices imprévisibles d’un seul homme, comme avec M Frogier qui a démontré son instabilité depuis plusieurs années, entre la purge de l’indépendance et l’accès à la souveraineté prôné à Boulouparis en octobre 2009.
Les négociations avec l’UC sur un projet d’indépendance-association et la proposition de lever le drapeau du FLNKS ont été prises sans concertation au sein du RUMP, puisque Gael Yanno lui-même a été tenu à l’écart de ces discussions à l’époque.

En 1998 Jacques Lafleur n’a pas suffisamment consulté avant d’approuver les termes de l’ADN avec les conséquences désastreuses que l’on a vu ensuite sur le corps électoral et la citoyenneté, qui sont devenus des armes d'exclusion pour les indépendantistes-nationalistes.

S’il l’avait fait nous n’en serions pas là.

L’unité des loyalistes pour 2014 ne doit pas reproduire les mêmes erreurs sous peine de nous conduire à un accord de dupes qui nous mènera à l’indépendance.

L'unité passera par la création d’un groupe de contact loyaliste pour préparer les négociations sur l’avenir statutaire et parler d’une seule voix face à l’Etat socialiste et face aux indépendantistes.

Cela suppose de mettre sur un pied d’égalité les différentes sensibilités loyalistes.

Nous devons mettre un terme définitif à ces alliances malsaines Rump-UC ou CE-Palika qui n'obéissent qu'à des calculs de pouvoir personnel et qui ne font le jeu que des indépendantistes, et nous devons leur substituer une majorité loyaliste durable.

Il faut que tous les partis loyalistes ayant recueilli la confiance des électeurs soient représentés et participent activement à la direction de la Nouvelle-Calédonie.

C’est cette majorité diverse qui doit travailler ensemble à l’après Accord de Nouméa, en commençant par négocier en son sein ce que doit être notre future organisation statutaire, avant de prétendre négocier avec les indépendantistes.

jeudi 7 février 2013

Le MRC contre les télévisions politiques




Le MRC affirme son opposition totale aux deux projets de télévisions provinciales, NCTV et NC9, qui sont de fait des télévisions politiques et partisanes financées par des fonds publics.

Les équipes nommées pour piloter la télévision NC9 en Province Sud sont, sous prétexte de la "double légitimité" ségrégationniste associée au double drapeau, composées de cadres actifs des partis politiques RUMP et UC.

Le choix de ces personnes témoigne de la volonté de faire de NC9 un instrument de propagande politicienne en perspective des prochaines élections territoriales de 2014, dans le cadre d’un pacte entre ces deux partis.

Ces deux projets constituent donc un détournement à des fins privées de l’argent du contribuable Calédonien.

Des projets similaires en France métropolitaine et en Polynésie Française (avec TNTV) ont déjà fait l’objet de rapports très sévères de la part des chambres des comptes : les télévisions gérées par les collectivités locales constituent des dépenses somptuaires inutiles alors qu’il existe déjà un service public audiovisuel Français suffisamment étoffé.

Les budgets prévus seront un gaspillage indécent dans le contexte de difficultés financières de la Province Sud.

Ces sommes pourraient plus utilement contribuer à des vrais besoins de la population, par exemple pour l’enseignement ou bien pour aider à financer les moyens manquant à la Justice en Nouvelle-Calédonie.

En conséquence, le MRC prend l’engagement qu’il veillera, en situation de responsabilité, à faire supprimer les subventions à ces télévisions politiques.



Le MRC soutient la pétition citoyenne qui a été mise en ligne et invite ses militants et sympathisants à la signer.

dimanche 13 janvier 2013

La dévaluation : un projet des "souverainistes" au détriment du pouvoir d'achat des travailleurs



Gael Lagadec, professeur d'économie à l'UNC, a publié en janvier une étude sur la dévaluation du Franc CFP.



Nous ne porterons pas de jugement a priori sur ce document.

Mais sur la question de la dévaluation nous avons au MRC une opinion claire: nous sommes pour la défense du pouvoir d'achat de tous les Calédoniens et nous nous opposons donc à toute mesure qui y porterait atteinte, ce qui est le cas de la dévaluation du Franc CFP.

Il n'y a aucune raison aujourd'hui de dévaluer le Franc CFP, et de très nombreuses raisons d'éviter aux Calédoniens d'en subir les conséquences dramatiques.

Le modèle économique de la Calédonie est simple: nous vendons du Nickel qui nous permet d'importer l'immense majorité de nos biens de consommation courante.

Le tissu industriel local reste limité à des niches et il n'y a pas besoin d'avoir fait Harvard pour savoir que nous importons nos voitures, notre essence, une grand part de notre alimentation. Il en est de même pour toute une série d'équipements et de machines nécessaires au bon fonctionnement de nos entreprises. 
Notre électricité est générée seulement en partie par l'hydroélectrique et l'éolien.
Nous sommes en fait dépendants à plus de 95% d'importations d'hydrocarbures pour la fabrication de notre électricité (source ISEE)
Nous avons un système de santé de pays développé parce que nous sommes capables d'attirer des médecins de métropole avec des salaires appropriés.

Par ailleurs, si les Calédoniens peuvent emprunter de l'argent auprès des banques locales, c'est en partie grâce à l'argent qu'elles-mêmes empruntent en Euro en métropole. La Calédonie a une position nette extérieure de 90 Milliards qui est notre besoin en ressources financières extérieures.

Les projets du médipôle, les programmes de logements sociaux de la SIC, sont financés par des emprunts en Euros auprès d'institutions financières extérieures.

Dévaluer le Franc CFP cela veut dire amputer immédiatement le pouvoir d'achat des Calédoniens et renchérir le prix de tous nos biens essentiels.

Imagine-t-on que du jour au lendemain nos voitures, notre essence, nos aliments importés puissent coûter 50% ou 100% plus cher ?
Que les Calédoniens ne puissent plus partir en voyage comme aujourd'hui en Australie, en Nouvelle-Zélande, en France ?
Que nos enfants n'aient plus les moyens de partir aux études ?
Que nos médecins s'en aillent et que nous n'ayons plus les moyens de partir en évasan ?
Qu'avec des emprunts extérieurs en Euros, le poids de la dette des ménages et des collectivités soit instantanément multiplié et donc qu'il faille faire des coupes sombres dans nos projets privés et collectifs, ne plus acheter de maison, ne plus acheter de voitures, ne plus faire de logements sociaux ?

Quel raisonnement peut justifier un tel appel au désastre social et économique ?

Cette idée ne vient pas de l’Etat, ni des entreprises locales, ni même de l’IEOM qui a démenti à plusieurs fois les rumeurs sur le sujet.

L'idée de la dévaluation est avant tout motivée par l'idéologie «souverainiste» qui voudrait que le niveau de vie des Calédoniens soit amputé pour pouvoir se passer de la solidarité financière Française qui s'exprime au travers des transferts de l'Etat. 

Cette idéologie est notoirement soutenue à l'UNC par Mathias Chauchat, sympathisant indépendantiste, qui a une forte influence sur les orientations du corps enseignant de cette institution.

Non seulement cette théorie aura des conséquences socio-économiques dramatiques, mais elle aura à terme une autre conséquence : l'explosion des inégalités.

En effet dévaluer les salaires réels en dévaluant la devise locale, c'est payer les travailleurs moins et faire gagner plus d'argent aux patrons, notamment les entreprises minières qui vendent du minerai ou du Nickel en dollars.

La dévaluation créera ainsi un système à deux vitesses avec des salaires pour expatriés, et des salaires de pays sous-développé pour les locaux. 

Evidemment les modes de consommation seront à l'identique, à l'image de ce que l'on peut déjà observer au Vanuatu.

Au final, cette idée de la dévaluation ne vise pas à rendre notre économie plus compétitive, puisque nous n'exportons pas de biens de consommation. 

Elle vise à satisfaire un projet indépendantiste au détriment du pouvoir d'achat de la population.

mercredi 9 janvier 2013

Les indépendantistes veulent contrôler la SLN mais au profit de qui ?

par Philippe Blaise



Je ne partage pas les vues des indépendantistes et de certains concernant la prise de contrôle de la SLN par les politiques locaux.



Si une prise de participation significative de la Nouvelle-Calédonie est nécessaire pour différentes raisons, dont un droit de regard sur la distribution de la Valeur Ajoutée et le respect de la responsabilité sociale et environnementale de cette entreprise, le passage à 51% est un leurre.



Je ne défends pas la SLN. Je pense qu'elle doit payer son électricité au juste prix et que le Gouvernement a raison de s'opposer à la centrale au charbon.


Mais pour autant, je pense que l'intérêt général de l'économie calédonienne, et donc de la population Calédonienne elle-même, passe par une économie fondée sur l'initiative privée, et non par une économie revisitant des vieux fantômes socialistes, comme on essaie de nous en persuader.

Contrairement à ce que font croire les indépendantistes en Province Nord, KNS a pour actionnaire de référence Xstrata, une multinationale privée qui maîtrise la technologie, le capital humain, les marchés. C'est Xstrata qui a financé majoritairement le projet et en conséquence recevra une quote-part proportionnelle des dividendes donc supérieure à son pourcentage facial au capital social.
Certains se plaisent à le nier mais c'est bien comme cela que le montage financier est prévu. (*)
La SMSP comptait sur des dividendes miracles de son usine de Corée pour augmenter sa participation, mais finalement elle aura dû emprunter 20 Milliards à l'AFD pour pouvoir détenir une participation toujours très minoritaire au financement, et donc aux dividendes.

De la même façon, la SLN n'a aucun avenir si elle n'est pas gérée par un actionnaire de référence industriel. Seul un opérateur industriel de taille internationale a la capacité d'apporter le savoir-faire, la technologie, les ressources financières et la vision stratégique indispensable à la pérennité de cet outil et donc à ses retombées directes ou indirectes pour notre économie.

Nos politiques locaux, eux, ne l'ont pas, et ce pour des raisons évidentes :
- leur vision est marquée par le court terme, celui de la prochaine élection. 
- Ils ne raisonnent pas en fonction de l'avenir à long terme de l'entreprise mais de promesses démagogiques envers leur électorat.
- Face à une crise, ils n'auront pas le courage de prendre les décisions responsables nécessaires et préféreront la démagogie à la prudence financière.

Or, l'activité du Nickel est cyclique. On a connu les années de vache maigre à la SLN, et si elle est encore là, c'est bien parce que l'opérateur a su prendre les mesures difficiles qu'il fallait quand il le fallait.

Pour aller droit au but: si demain la SLN perd de l'argent, ce ne sera plus à ERAMET de chercher des solutions pour la renflouer en puisant dans ses réserves, mais ce sera à la Nouvelle-Calédonie de le faire, puisqu'elle aura voulu la majorité. Ce qui veut dire qu'il faudra peut-être un jour lever un impôt exceptionnel sur les Calédoniens pour financer les rêves de grandeur de certains.

La SLN n'est pas Enercal ou l'OPT. C'est une entreprise qui évolue sur un marché mondial concurrentiel où les faibles sont mangés par les forts, comme le démontre la concentration du secteur minier depuis dix ans. Si demain la SLN est mal gérée par des élus Calédoniens incompétents, elle finira par s'affaiblir et sera balayée par ses concurrents étrangers. 
Par cupidité on risque bien de tuer la poule aux œufs d'or.

Et si l’on veut des exemples instructifs de la capacité du monde politique local à gérer correctement que l'on regarde Dumbéa-sur-mer, l'ETFPA ou AIRCAL.

Gérer des budgets publics, c'est à dire encaisser comme une rente des recettes fiscales pour les dépenser arbitrairement, est toujours moins risqué que de gérer une opération commerciale qui doit générer ses propres recettes sur un marché compétitif où elle n'a, elle, aucune rente de situation.

Mais il semble que cette leçon, que le monde entier (Asie, Europe, Amérique Latine) a compris depuis longtemps, soit restée volontairement inconnue de notre microcosme politique insulaire.

La tentation des indépendantistes et de Calédonie Ensemble de prendre le pouvoir au sein de la SLN n'est pas motivée par une vision industrielle stratégique mais par un simple appétit de pouvoir.

Les indépendantistes mentent ouvertement quand ils prétendent qu'en prenant la SLN, la valeur ajoutée profitera aux Calédoniens. La preuve en est que la SOFINOR n'a jamais remonté de dividendes vers la province Nord. Les dividendes de la SMSP stagnent au sein de la SOFINOR où ils servent à financer une politique marxiste de détention par le pouvoir politique d'un conglomérat d'entreprises, comme le démontre explicitement le dernier rapport de la Chambre Territoriale des Comptes sur la SOFINOR.

Le modèle que veulent les indépendantistes ce n'est pas de rendre tous les Calédoniens actionnaires de la SLN mais bien de capter, à leur profit, à celui de leur clientèle politique et de leurs propres ambitions politico-économiques, un poids-lourd de l'économie calédonienne et son principal contributeur fiscal (Goro et KNS ne paieront pas d'impôt à la Nouvelle-Calédonie pendant quinze ans grâce à la générosité de nos politiques !).

Et pour ceux qui n'ont toujours pas compris le piège grossier dans lequel les indépendantistes tentent de nous entraîner en proposant que la participation majoritaire au sein de la SLN soit portée par la STCPI, il suffit d'expliquer que la STCPI détenue à 50% par le Nord et les Iles et 50% par PromoSud, est gérée jalousement par la SOFINOR et que statutairement c'est 75% des dividendes qui vont au Nord et aux Iles, le Sud n'ayant qu'un misérable 25% alors que celui-ci regroupe 75% de la population.
Voilà la conception de l'intérêt général qu'on essaie de nous vendre.

Moralité :

1. Paradoxalement l’intérêt général du peuple calédonien sera mieux défendu par une entreprise majoritairement privée qui paye ses 35% d'impôt sur son résultat, que par une SEM publique qui ne remonte jamais ses dividendes sur la collectivité et qui capte la richesse pour un petit nombre.

2. La meilleure façon de donner à la SLN toutes les chances d'être encore là dans 15 ou 20 ans, c'est de ne surtout pas confier sa gestion à des politiques dont vous ne savez même pas s'ils seront là dans 5 ans, mais de laisser ceux qui ont la connaissance des marchés internationaux concurrentiels faire leur métier.



*Concernant le mythe indépendantiste des 51% dans l'Usine du Nord, se référer aux documents publiés par Xstrata sur son propre site mondial.
Il y est clairement indiqué que Xstrata financera au moins 80% du projet en échange d'une quote-part proportionnelle du cash-flow dégagé par l'entreprise (les dividendes en fait) pendant les 25 premières années !

http://www.xstrata.com/content/assets/pdf/xni_speech_201011171.en.pdf

"Total forecast project capital cost of $3.85B, with ~$2.3B of spending to-dateXstrata guarantees the full funding amount of the Project, independently of other funding sources
SMSP funding support: ~$350M in equity and debt contributions
French Government Assistance via the “Loi Girardin” tax support scheme of up to ~$200M 

Xstrata funds the remainder in return for proportionate share of cash flows for initial 25 years of operation"

"we have increased our estimate of its capital cost to $5 billion, of which Xstrata’s share is $4.6 billion after funding from our partners SMSP and the French State. Koniambo was originally approved at a capital cost of $3.85 billion in 2007."

http://www.xstrata.com/content/assets/pdf/xta-ir2011_en.pdf






vendredi 7 décembre 2012

Le MRC dénonce et rejette l'idée d'une "carte citoyenne" avancée par les indépendantistes.


Le MRC dénonce et rejette l'idée d'une "carte citoyenne" avancée par les indépendantistes.

En effet l'Accord de Nouméa ne prévoit à aucun moment la création d'une telle carte. 

L'ADN prévoit seulement que puissent être apposée sur les pièces d'identité actuelles (passeport ou carte nationale d'identité) une mention du nom de pays, qui est "Nouvelle-Calédonie".

La demande des indépendantistes de créer une telle carte s'inscrit dans une volonté d'instrumentaliser la citoyenneté calédonienne pour servir l'idéologie xénophobe et raciste de la frange radicale du camp indépendantiste.

Le MRC considère que la citoyenneté calédonienne a vocation à être un instrument de cohésion pour les Calédoniens véhiculant des valeurs positives de fraternité, de solidarité, et de responsabilité commune, et non un masque pour des revendications indignes des valeurs de la République.

Ces valeurs ne peuvent pas se construire sur une carte de citoyenneté dont la seule finalité est de matérialiser un apartheid politique, économique et social inacceptable, et contraire au développement économique de la Nouvelle-Calédonie, donc aux intérêts mêmes des Calédoniens.

Le MRC rappelle qu'il défend une citoyenneté ouverte, c'est-à-dire acquise au bout d'une certaine durée de présence, telle qu'elle a été inscrite dans l'Accord de Nouméa et validée par le vote du peuple par référendum.